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AULT son histoire

LE BOURG D'AULT : VILLE MARITIME


Au 14ème siècle le Bourg d'Ault possédait un port florissant et une population nombreuse qui a rendu nécessaire la construction d'une seconde église dédiée à St Pierre alors qu'il existait déjà une église dans la partie basse du village dédiée à Notre Dame. Il y avait donc à cette époque et jusqu'au début du XVIII ème siècle deux quartiers distincts : - d'une part la haute ville bâtie sur les pentes de la falaise qui abritait la demeure du seigneur puis ensuite les maisons et ateliers des bourgeois, artisans, cordiers, l'église St Pierre et plus tard un hôpital-hospice dédié à St Julien,

- d'autre part la basse ville (quartier du Perroir) édifiée à proximité du port presqu'au niveau de la mer avec l'église Notre Dame, une halle aux poissons et les habitations des pêcheurs.

Le Bourg d'Ault connut aux 14ème et 15ème siècles les malheurs et vicissitudes de la guerre de cent ans. La région fût périodiquement le théâtre d'affrontements entre les troupes anglaises et françaises (Crécy et Azincourt deux mémorables défaites françaises ne sont pas loin). Le Bourg d'Ault fût même à deux reprises sous la domination anglaise.


Après la fin de la guerre de cent ans jusqu'au début du 18ème siècle les activités maritimes et plus particulièrement la pêche furent au coeur du développement de la ville. La ville basse connut en 1579 les premières vicissitudes connues de l'action du vent et des flots mais le Bourg d'Ault s'en releva et il y avait en 1700 une population de 5000 âmes, un port vaste et sûr, une flotte de cinquante deux bateaux, des chantiers de construction, des corderies, une halle et un grenier à sel. L'activité maritime du Bourg d'Ault était, à cette époque comparable à celle de Dieppe ou de Boulogne. Le poisson pêché à Ault alimentait Paris et était très renommé. Il y eut jusque 600 matelots pêcheurs.




LE DÉCLIN MARITIME...


L'action conjuguée de l'érosion des falaises et des tempêtes finit, au milieu du XVIIIème siècle, par anéantir l'activité maritime. Le port fut détruit et les pêcheries emportées. La plupart des pêcheurs se réfugièrent alors au Tréport. Il ne restait plus alors que quelques barques qui se couchaient sur la plage de galets.


Les vestiges de la ville basse rongée par la mer étaient encore visibles à la fin XVIIIème siècle, comme le signale d'ailleurs Victor Hugo lors de son voyage au Bourg d'Ault en septembre 1837 : "Il y a cent cinquante ans, c'était un bien plus grand village qui avait sa partie basse abritée par une falaise au bord de la mer. Mais un jour la colonne de flots qui descend la Manche s'est appuyée si violemment sur cette falaise qu'elle l'a fait ployer. La falaise s'est rompue et le village a été englouti. Il n'était resté debout dans l'inondation qu'une ancienne halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution".


La population déclina rapidement, au milieu du XIXème siècle il n'y avait plus que 1450 habitants. Après la destruction du port et l'anéantissement de l'activité maritime, le Bourg d'Ault tourna alors le dos à la mer. La rue principale aboutit alors, comme aujourd'hui brusquement sur la mer. Ecoutons encore Victor Hugo : "Au bout de la rue en effet, on trouve la falaise, fort abaissée, il est vrai. Une rampe vous mène en trois pas à la mer, car il n'y a là ni golfe, ni anse, pas même une grève d'échouage comme à Etretat. La falaise ondule à peine pour le Bourg-d'Ault"

  

...ET L'ESSOR DE LA SERRURERIE


Le Bourg d'Ault se tourna alors résolument vers une activité en plein essor dans le Vimeu : la serrurerie qui était apparu dans le Bourg dès la fin du XVII ème siècle. Encore une fois donnons la parole à Victor Hugo : "Les gens du Bourg-d'Ault ne pouvaient être marins ni pêcheurs, ils n'avaient pas de port. Ils se sont faits serruriers. Ils y réussirent, ma foi, car ils ont un gros commerce avec le centre de la France, et ils se vengent de Neptune en lui faisant un tapage infernal aux oreilles. Il s'envole perpétuellement du Bourg-d'Ault une noire nuée de serrures qui va s'abattre à Paris".


Il s'agit alors souvent d'ateliers familiaux. Le serrurier fabrique de toute pièces des serrures de toutes dimensions pour des usages bien définis et adaptent les clés à leurs besoins. Certaines serrures sont réputées inviolables tant les mécanismes internes de la serrure et l'ajustage des découpes de sa clé sont précis. Dans ce type d'atelier chaque membre de la famille est mis à contribution. Pendant que le maître de maison fabrique des serrures, son épouse assemble des cadenas et les enfants en vérifient le fonctionnement en rentrant de l'école. Cette production familiale était rachetée par l'entreprise locale si la qualité était jugée satisfaisante.

AULT STATION BALNÉAIRE


La mode des bains de mer commencent à apparaître durant le Second Empire. Des amateurs sont signalés à Ault dès 1860. Mais le développement réel se produit à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. A AULT le développement du tourisme balnéaire se fera essentiellement à partir du hameau d'Onival situé au nord de la Commune et qui est à cheval sur les communes d'Ault et de Woignarue. A l'origine, il s'agissait de pâturages sur une colline descendant de façon assez abrupte sur la mer.


A la fin du XIX ème siècle un promoteur M. LEGROS acheta les terres d'Onival, les lotit et les revendit progressivement à des bourgeois amateurs de bains de mer et d'air vivifiant. Le centre ville resta, de son côté, tourné principalement vers l'ACTIVITÉ INDUSTRIELLE DE SERRURERIE. Il y avait donc deux agglomérations bien distinctes : le centre ville majoritairement industriel et Onival avec ses villas.


Au début du XXème siècle, seul le chemin côtier permettait de passer de l'une à l'autre partie de la commune. La tranchée dans la falaise qui prolonge la rue Charles Bréhamet et coupe le Moulin de Pierre de l'ancien site du Château, fût réalisé ensuite pour faciliter le passage entre les deux quartiers du Bourg. Ces deux activités permirent à AULT de se développer dans la première moitié du XXème siècle. Un chemin de fer fût construit dans les années 1920 et permit d'arriver directement à Onival via un changement à Woincourt. La ligne fût fermée pour les voyageurs en 1940. Le développement des congés payés en 1936 donna un coup de fouet au tourisme, la PROXIMITÉ DE PARIS permit alors à une clientèle plus populaire de profiter des bains de mer. Après la Libération, la STATION BALNÉAIRE reprend progressivement vie et la serrurerie aultoise connaît un regain d'activité qui se poursuivra pendant une trentaine d'années.


Les années soixante-dix et quatre-vingts verront un certain déclin du tourisme balnéaire en raison de l'attrait de destinations plus lointaines et réputées plus ensoleillées. De son côté la serrurerie connaît aussi des difficultés. Les entreprises aultoises vont soit fermer soit déménager dans les locaux plus appropriés à la production moderne.


L'avenir de AULT appartient aujourd'hui à ses habitants. Ses atouts sont nombreux : sa situation géographique et ses ADMIRABLES PAYSAGES qui peuvent en faire un centre touristique de premier importance. Il ne faut pas oublier non plus la ténacité et le courage de ses habitants qui depuis des siècles ont connu de grandes adversités et ont toujours sut y faire face et se repartir vers l'avant.

Ville d'Ault

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La première trace de la présence humaine sur le territoire d'Ault est très ancienne. De nombreux silex taillés paléolithiques associés à de nombreux restes de grands mammifères (mammouths) ont été trouvés sur la plage d'Ault Onival (une dent est d'ailleurs exposée au musée Boucher de Perthes d'Abbeville. Ce gisement parait remonter à une période comprise entre 60 000 et 45 000 ans avant notre ère. Depuis lors et jusqu'à l'an mil plus de trace directe ni indirecte de présence humaine. Aucun indice de peuplement aux époques gauloise ou romaine bien que certains pensent qu'il y avait à Ault un oppidum romain qui marquait la limite sud de la baie de la Somme alors beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui. Le site gallo romain le plus proche encore visible est celui de la forêt d'Eu. Il semble néanmoins qu'un village existait dès le haut moyen âge et qu'il dépendait de la puissante abbaye de St Valery fondée au siècle 7ème siècle par St Blimont. Le nom d'Ault apparaît dans plusieurs actes au 12ème siècle sous différentes formes : Alt, Auth ou Aulth.

L'acte fondateur du Bourg d'Ault est sans conteste la Charte communale accordée, en 1206, aux habitants par Thomas de St Valery dont dépendait alors le Bourg d'Ault, ce qui prouve que celui-ci devait déjà avoir une certaine importance démographique et économique. Cette charte communale confirmée en 1340 et en 1382 accordait aux habitants d'Ault à une certaine autonomie d'administration avec la tenue d'un conseil communal et la nomination d'un maieur (maire) et d'eschevins (conseillers). Elle permettait également d'utiliser le clocher de l'Eglise, d'ailleurs surmonté d'une tourelle de guet, en tant que beffroi communal et de nommer un sergent assermenté (ancêtre de la police municipale). Quelques années après l'attribution de la charte, le même Thomas de St Valéry et son épouse Adèle de Ponthieu fondèrent une chapelle dans leur château d'Ault. C'est l'ancêtre de l'actuelle église St Pierre d'Ault qui fut érigée un siècle plus tard (cf. histoire de l'église d'Ault).

Traduction financée par l'Association "Sauvons l'église St Pierre d'Ault" et réalisée par Franz Dolveck, étudiant à l'école des Chartes (Sorbonne)